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PaP Ginevra con “Maintenant le peuple” per il Primo Maggio

Le ingiustizie a cavallo della frontiera a Ginevra

L’agglomerato transfrontaliero franco-svizzero della “Grande Ginevra” concentra e illustra un gran numero di problematiche legate all’ingiustizia fiscale e sociale che oggi mobilitano gran parte dell’Europa per una maggiore democrazia. Questa ingiustizia si riflette in diversi confini che attraversano questo territorio: economico, sociale e politico. Noi vogliamo segnalarli, ma anche far capire ai cittadini come funzionano i movimenti che compongono l’alleanza “E ora il popolo!” dando risposte alle asimmetrie che implicano. Crediamo che il Ginevrino e la sua particolare storia politica possano continuare a contribuire alla costruzione di un’Europa dei popoli.

Confine economico

Questo confine collega la Francia “dall’alto”, membro dell’Unione Europea, ad un paese “extra-UE”, la Svizzera, che da un secolo costruisce la sua prosperità sui servizi finanziari internazionali. Quale dovrebbe essere la posizione delle istituzioni europee di fronte alla “fuga di capitali” facilitata dalle banche svizzere? A livello territoriale, Ginevra (come altri paesi dell’UE) incoraggia le imprese multinazionali a stabilirvi la propria sede centrale, globalizzando, subappaltando o importando attività (transfrontaliere) che richiedono manodopera a basso costo e impatti ambientali e sociali (esigenze sociali, rifiuti, inquinamento). Come impedire che sul continente si sviluppino delle zone franche economiche costruite sulla forma di “dumping fiscale”?

Confini sociali e ambientali

Su entrambi i lati del confine formale ci sono barriere all’interno della società stessa. Sul versante francese, c’è una grande disparità di reddito tra coloro che hanno un lavoro “transfrontaliero”, quindi un reddito elevato, e coloro che devono vivere con un reddito “francese”, pagando prezzi simili a quelli della Svizzera. Come potrebbe l’UE contribuire a regolamentare meglio questo tipo di asimmetrie all’interno dello spazio europeo, ma anche ai suoi margini? Quali sono i meccanismi di solidarietà da sviluppare per consentire a coloro che assicurano la riproduzione sociale (educazione, assistenza, ecc.), l’alimentazione (agricoltori, ecc.) e, in generale, la vita dei territori periurbani di svolgere appieno il loro ruolo nella necessaria transizione ecologica dei territori metropolitani?

Sul versante svizzero, il grande flusso di traffico automobilistico legato ai lavoratori transfrontalieri, la concorrenza “al ribasso” sui salari e la concorrenza dei grandi centri commerciali situati sul versante francese, generano tensioni sociali e ambientali, i cui costi sono sostenuti dalle classi meno abbienti (residenti svizzeri e stranieri).

Confini politici

Sul versante svizzero: il Cantone di Ginevra è abitato da 133.638 cittadini dell’UE (senza contare i cittadini con doppia nazionalità), ovvero circa un abitante su cinque. Sono tutte persone private della possibilità di esprimersi votando (tranne che a livello comunale) nel territorio in cui vivono. Tuttavia, a differenza dei cittadini di altre regioni del mondo, queste persone (soprattutto dell’Europa meridionale) hanno la possibilità, durante le elezioni europee, di far portare la loro voce da alcuni parlamentari. Questi ultimi potranno presentare i loro interessi e le loro idee nei futuri negoziati bilaterali tra l’UE e la Svizzera, che di fatto regolano gran parte delle questioni locali. Come li rappresenteranno gli eletti di Maintenant le Peuple?

Sul versante francese, la vicinanza a un paese in cui i cittadini sono chiamati a esprimersi attraverso il voto regolare, in particolare su questioni che hanno un impatto diretto sull’altro lato della frontiera (tassazione, pianificazione territoriale, immigrazione), può dare l’impressione che quest’area metropolitana sia costituita da cittadini con diritti iniqui. Questo ha l’effetto di “dare delle idee” ad alcune persone e probabilmente non è un caso che oggi le richieste di forme di democrazia diretta siano fortemente espresse all’interno del Ginevrino francese. Al contrario, la forza collettiva e l’intelligenza dei movimenti sociali europei ispira e alimenta molti dibattiti politici in Svizzera.

Il movimento dei Gilets Jaunes fa qui riecheggiare lo spirito di Rousseau e di tanti altri esuli che per tutta la loro vita sono stati portati a vivere a cavallo della frontiera per fondare ovunque la convinzione che siamo liberi ed eguali.

 

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Potere al Popolo Ginevra avec “Maintenant le peuple” pour le 1er Mai

Les injustices à saute frontière dans le genevois

L’agglomération transfrontalière franco-suisse du « Grand Genève » concentre et illustre un grand nombre de problématiques liées à l’injustice fiscale et sociale qui mobilise aujourd’hui une grande partie de l’Europe pour plus de démocratie. Cette injustice se traduit par plusieurs frontières, traversent ce territoire : économiques, sociales et politiques. Nous voulons les montrer du doigt, mais aussi donner à comprendre aux citoyens de quelle manière les mouvements qui constituent l’alliance « Maintenant le Peuple ! » apportent des réponses aux asymétries qu’elles impliquent. Nous pensons que le « genevois » et son histoire politique particulière peuvent continuer à contribuer à la construction d’une Europe des Peuples.

Frontière économique

Cette frontière relie la France « d’en haut », membre de l’Union Européenne à un pays « extra-communautaire », la Suisse, qui construit depuis un siècle sa prospérité sur les services financiers internationaux. Quelle devrait être la position des institutions européennes face aux « fuites de capitaux » facilitées par les banques Helvétiques ? Au niveau territorial, Genève (comme d’autres au sein de l’UE) incite des entreprises multinationales à y installer leurs sièges tout en mondialisant, sous traitant ou important (frontaliers) les activités nécessitant un force de travail bon marché et des impacts environnementaux et sociaux (besoins sociaux, déchets, pollution). Comment éviter que se développent sur le continent des enclaves économiques construites sur des formes de « dumping fiscal » ?

Frontières sociales et environnementales

De part et d’autres de la frontière formelle se dessinent des barrières au sein même de la société.

Côté français, une grande disparité de revenus entre ceux qui ont un emploi « frontalier » et par conséquent un revenu élevé et ceux qui doivent vivre de revenus « français » tout en payant des prix qui se rapprochent de ceux pratiqués en Suisse. Comment l’UE pourrait contribuer à mieux réguler ce type d’asymétries au sein de l’espace Européen mais également sur ses marges? Quels sont les mécanismes de solidarité à développer pour permettre à celles et ceux qui assurent la reproduction sociale (éducation, soins, etc.), l’alimentation (paysans…) et de manière générale la vie des territoires péri-urbains de jouer pleinement leur rôle dans la nécessaire transition écologique des territoires métropolitains?

Côté Suisse, l’important flot de trafic automobile lié aux travailleurs frontaliers, une concurrence « à la baisse » sur les salaires et la concurrence de grands centres commerciaux situés côté français, engendrent des tensions sociales et environnementales dont les classes les moins aisées (suisses et étrangers résidents) font les frais.

Frontières politiques

Côté Suisse : le Canton de Genève est habité par 133’638 ressortissants de l’UE (sans compter les binationaux) soit à peu près un habitant sur 5. Ce sont autant de personnes privées de la possibilité de s’exprimer par le vote (hormis au niveau communal) au sein du territoire qu’elles habitent. Cependant, contrairement aux ressortissants d’autres régions du monde, ces personnes (essentiellement issues de l’Europe du Sud) ont la possibilité, lors des élections européennes, de faire porter leurs voix par des parlementaires. Ces derniers pourront faire valoir leurs intérêts et idées lors de futures négociations bilatérales entre l’UE et la Suisse, qui régulent de fait une grande partie des enjeux locaux. Comment les élus de Maintenant le Peuple les représenteront-ils?

Côté Français, la proximité avec un pays où le peuple est amené à s’exprimer par le vote de manière régulière et notamment sur des objets ayant un impact direct de l’autre côté de la frontière (fiscalité, aménagement du territoire, immigration), peut donner le sentiment que cette aire métropolitaine est constituée de citoyens inégaux en droits. Cela a pour conséquences de « donner des idées » à certains et ce n’est sans doute pas un hasard si aujourd’hui les revendications autour de formes de démocratie directe s’expriment fortement au sein du « genevois » français. Inversement, la force et l’intelligence collective des mouvements sociaux européens inspire et alimente de nombreux débats politiques en Suisse.

Le mouvement des Gilets Jaunes fait ici écho à l’esprit de Rousseau et tant d’autres exilés qui toutes leurs vies ont été amenés à jouer à saute-frontière pour fonder partout la conviction que nous sommes libres et égaux.

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