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Vers les élections européennes : le positionnement de Potere al Popolo !

elezioni potere al popolo

Aujourd’hui s’est clôturée la consultation des adhérentes et des adhérents de Potere al Popolo ! sur les prochaines élections européennes. Une large majorité des votants s’est exprimée en faveur d’une participation au scrutin. Potere al Popolo ! se présentera donc aux élections.

Concernant les modalités de sa participation, deux options ont obtenu le nombre le plus important de préférences. En première position celle invitant à « Se présenter aux élections avec son propre symbole et programme » (58%), et en deuxième position celle suggérant de « Vérifier si d’éventuelles convergences avec d’autres forces sociales et politiques (collectifs, associations, mouvements, partis) sont possibles (48%). Aucune de ces deux options n’a dépassé la barre de 66% permettant une validation dès le premier tour. D’ici deux semaine est donc prévue une deuxième consultation sur la plateforme on line. Entre temps, nous proposons un débat public à toutes les forces susceptibles de partager les points préalables suivants qui concernent notre programme et notre stratégie.

  1. Nous considérons qu’aux cours des dernières années, il est devenu flagrant que l’Union Européenne, avec ses Traités et ses Institutions, est un frein à tout projet visant plus d’égalité sociale et plus de contrôle démocratique des marchés et de la finance, pour le comprendre il suffit de songer à la capitulation de la Grèce ou encore à la récente humiliation essuyée par le gouvernement italien actuel, issu de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles, sur le projet de budget 2019. Nous rappelons que ces Traités ont été conçus en opposition avec les principes fondateurs de la Constitution de 1948 et n’ont jamais été votés par le peuple italien, alors qu’aujourd’hui ils ont pris le dessus sur la Constitution, dont ils minent les fondements. Le fait de rompre avec les Traités ne relève donc pas d’une question idéologique, mais plutôt des instances défendues depuis longtemps par les classes populaires européennes et par des mouvements sociaux tels que celui des Gilets Jaunes. Pour redistribuer les richesses, pour mener des politiques de plein emploi, pour nationaliser les secteurs stratégiques et les entreprises qui ferment et délocalisent, il faut contrevenir dès maintenant aux contraintes exercées par l’UE. Les mêmes contraintes qui nous empêchent d’avancer avec un plan d’investissement alternatif aux Grands Projets Inutiles, en mesure de mettre un terme à la destruction de l’environnement et de réaliser une véritable transition écologique. Tout comme il est impossible, pris dans un tel étau, de garantir concrètement le droit au logement, à l’instruction, à la santé et à des services sociaux efficaces pour la grande majorité des citoyens.
  2. Pour réaliser un tel programme il faut remettre à plat les dépenses et les accords militaires, notre adhésion à l’OTAN, le positionnement international de notre pays. Il faut développer des rapports de coopération avec les pays d’Afrique et du Moyen Orient et arrêter leur pillage. Nous ne pouvons pas rester indifférents face aux catastrophes humanitaires et environnementales provoquées par les multinationales sur l’autre rive de la Méditerranée. Tous ceux qui fuient la guerre et la misère sont, au même titre que nous, des opprimés. C’est pourquoi il faut également mener des politiques d’accueil et d’intégration comme celles réalisées à Riace.
  3. Il faut invalider la fausse alternative entre européanisme ultralibérale de « gauche » et nationalisme ultralibérale de droite, à laquelle aujourd’hui semble se résumer le débat. Pour cela, il faut être cohérent : on ne peut pas arborer des sentiments humanitaires en défense des migrants et en même temps descendre dans la rue avec les défenseurs du TGV Lyon-Turin, ou aller au gouvernement avec ceux qui mènent des politiques qui appauvrissent la majorité des gens. C’est une question de crédibilité : on ne peut pas se rallier à ceux qui composent avec le Parti Démocratique. L’unité est sans doute une valeur importante, mais on ne la réalise pas en mélangeant tout et le contraire de tout. L’unité que l’on cherche doit concerner notre base sociale et se réaliser autour de questions concrètes et de contenus clairs : elle doit servir à donner plus de force aux gens, et non à permettre la survie d’une classe politique résiduelle.
  4. Pour conclure, nous pensons qu’un mouvement de transformation de la société ne peut pas faire abstraction d’une prise de position claire sur les questions de genre, aussi bien en termes de programme que d’organisation interne et de communication. Comme nous l’a démontré le mouvement « Non una di meno », toujours en première ligne dans les luttes de ces dernières années, le féminisme n’est pas un luxe, ni une question sectorielle, mais un élément constitutif de notre pensée et de notre action.

Au cours des deux prochaines semaines nous débattrons publiquement avec toutes celles et ceux qui partagent ces préalables absolus, pour remettre ensuite la décision aux adhérentes et aux adhérents de Potere al Popolo !.

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